©Académie du Vernet - 2018-07 Retour à la page d'accueil


Y es tu ?


J’en ai souvent entendu parler de l’Esprit de l’Académie…. Certains ont cru, à quelque moments difficiles qu’il ne soufflerait plus, pire, qu’il ne soufflait déjà plus…

Mais je me rendais compte que mes compagnons qui essayaient d’en parler avaient du mal à le définir…

Alors, j’ai cherché, dans les textes, les journaux… Et j’ai trouvé des éléments qui permettent de se faire une certaine idée de ce que pouvait être cet esprit.


Je vous en livre ici quelque uns…



































Alors a t-il disparu ce fameux esprit ? Je ne crois pas. Par contre, ce que je crois, c’est qu’un tel esprit cela se travaille, cela s’entretien, cela se développe. Et je compte bien, à titre personnel, m’y employer. Et je sais pouvoir compter sur tous les membres de l’Académie.


Emmanuel Possamaï

De l’Esprit de l’Académie Académie du Vernet

» Il faut que je vous donne quelque apaisement, car je sais les scrupules que nous avons du vaincre avant de vous recevoir parmi nous. Vous aviez peur de vous fourvoyer dans une société qui vous apparaissait comme ayant des préoccupations gastronomiques, un peu comme l’Académie Rabelais, chère à Marcel Grancher.
Sachez qu’il n’en est rien, que nos agapes fraternelles qui nous réunissent deux ou trois fois l’an n’ont rien d’un festin pantagruélique et ne rappellent par aucun côté les noces de Gamache ! »

M. Moncorger

« Mes chers amis,

Du fond du cœur, nous vous
disons la joie de vous accueillir,
de voir notre chaîne d’amitié
compter trois maillons de plus.

Peut-être ne résisterai-je pas
au plaisir de vous égratigner légèrement : notre cher Marcel qui maniait l’ironie avec tant de finesse ne me le pardonnerait pas !

 Cet homme que nous pleurons
offrait le spectacle le plus rare et
le plus émouvant : celui d’un cœur
généreux cherchant à se dissimuler sous un scepticisme de façade,
d’un esprit honnête, d’une intelligence éminemment lucide dans
leur quête du beau. »

M. Moncorger

» En conclusion, le but de notre compagnie est double, amis des
Lettres et des Arts, nous aimons
le beau sous toutes ses formes,
quelle que soit la hardiesse de
la pensée ou du style ou la for-
me donnée par l’artiste.

» Mais aussi ce qui nous unit,
c’est l’amitié. Le cahier numéro 2 de notre société contient ce
que j’appellerais notre charte :
notre ami François Château y disait :

« Si chaque homme se considérait comme sujet à l’erreur et
doutait de lui-même, s'il allait jusqu’à reconnaître ses torts, les rapports sociaux en seraient améliorés et l’âge d’or prêt à naître sur la Terre
. »

» Marcel Guillaumin écrivait
« Ici (à l’Académie) se recrutent
quelques hommes qui s’efforcent
de résister au rythme étourdissant
de la vie moderne ; qui désirent
entretenir en commun la dignité
de l’esprit humain, maintenir et
si possible affiner ce que les machines nous laissent encore de sensibilité. »

M. Moncorger

« Pour naître et se développer,
il faut à l’amitié une terre d’élection et une atmosphère de sympathie. Elle se trouvent l’une et l’autre
au sein de l’Académie du Vernet. »

M. Moncorger

 « Si je suis, Messieurs, de l’Académie, c’est qu’un jour, Marcel, dans notre mairie, me le proposa. Me voici parmi vous, sans parements, sans dorures, sans habit, mais je suis d’un simple contentement rempli.

En votre compagnie où règne
l’harmonie, Messieurs, je me plairai, dévoué à l’idéal que nous avons choisi et que je servirai, modeste et loyal, en votre compagnie. »

M. Léo Martinez